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Psychologie - 0.4-Nevrose0.1

Une névrose est une affection de l'équilibre psychique. Elle est structurellement différente de la psychose, car elle ne conduit pas à une désorganisation de la personnalité et ne perturbe pas fondamentalement la perception de soi et de la réalité. Par ailleurs, le sujet est conscient, au moins partiellement, du caractère pathologique de ses troubles, et le handicap engendré n'est, dans la plupart des cas, que relatif.

Les traits de caractère, qui font qualifier un individu de discret, exubérant, renfermé, timide, agressif, etc., s'organisent parfois en personnalités pathologiques, induisant alors un handicap qui peut invalider le sujet, en particulier dans ses relations avec les autres. On décrit ainsi les personnalités de type phobique, hystérique et obsessionnel, qui peuvent, à un stade ultime, développer des névroses du même nom.

Sigmund Freud, dans Explications relatives aux personnalités pathologiques et aux névroses, affirme que chaque individu est dominé par l'opposition entre les forces qui tendent à l'obtention du plaisir et celles qui tendent à l'entraver. La plupart du temps, un équilibre s'instaure, qui permet une bonne adaptation à la vie. Chez les sujets souffrant de névroses, ce phénomène d'opposition entraîne des conflits inconscients qui s'expriment différemment suivant le type de névrose considéré et handicapent le sujet dans sa vie relationnelle.

L'anxiété, cette peur sans objet réel qui s'accompagne en règle générale de manifestations corporelles, est présente dans la plupart des tableaux névrotiques. Néanmoins, c'est sous le terme de «névrose d'angoisse» qu'est regroupé l'ensemble des manifestations anxieuses qui se présentent chez une personnalité normale ou chez une personnalité pathologique de tout autre type.


Nommée également «attaque de panique», la crise aiguë d'angoisse se traduit par l'installation brutalesans circonstance déclenchanted'un état d'anxiété intense, qui va souvent de pair avec une peur de mourir de façon imminente ou de perdre la raison; parfois la conscience du sujet est défaillante au point qu'il ne sait pas qui il est ou en quel endroit il se trouve. Cette angoisse s'accompagne d'une oppression thoracique, de palpitations, de rougeur ou de pleurs, de sueurs ou de frissons, de vomissements ou douleurs digestives, de difficultés à respirer, d'envie d'uriner, etc. L'anxiété peut également devenir chronique ou généralisée. Elle correspond alors à un sentiment durable de tension interne, de peur et d'insécurité. Elle peut perturber la vie sociale du sujet en l'empêchant de se concentrer.

La personnalité phobique correspond à un caractère fuyant. Le sujet présentant ce type de personnalité évite, autant que possible, les rapports avec les autres, par crainte excessive de s'enliser dans la situation qui pourrait en résulter. La névrose phobique induit un état de peur panique dont l'objet est variable: le sujet peut éprouver une peur de la foule, des grands espaces, de l'altitude, peur d'avoir à intervenir en public, peur des ascenseurs, avions et autres moyens de transport, des araignées, des rats, etc. Ce trouble peut, dans sa forme extrême, empêcher le sujet de sortir de chez lui. Des médicaments adaptés, avec ou sans une «rééducation» comportementale, sont alors nécessaires pour la guérison.

L'individu présentant une personnalité obsessionnelle est méticuleux, ordonné et regardant. Il est plutôt réservé dans ses rapports avec les autres et souvent soumis au doute, qui le conduit, entre autres, à se rassurer de façon excessive.

La névrose obsessionnelle (encore dénommée trouble obsessionnel-compulsif, ou TOC, dans les classifications diagnostiques actuelles) se caractérise par l'irruption, dans la pensée du sujet, d'une idée absurde, reconnue comme telle par lui, et qu'il cherche à combattre. Ce phénomène engendre une anxiété sévère. C'est, par exemple, la crainte obsédante d'avoir mal verrouillé une porte ou mal fermé le robinet d'arrivée du gaz; ce sont aussi les vérifications incessantes effectuées par le patient et qui le gênent considérablement. Dans d'autres cas, il s'agit de la terreur de contracter telle ou telle maladie grave ou de celle de se salir; ces phénomènes angoissants entraînent le malade à développer des rituels de propreté allant jusqu'à paralyser son activité. Certains médicaments permettent de traiter ce trouble avec un succès tout à fait raisonnable.

La personnalité hystérique, davantage observée chez les femmes, mais existant plus souvent qu'on ne le croit chez les hommes, se distingue par des traits de caractère tels que la perméabilité aux influences, une propension à plaire et à séduire, des émotions très variables et exprimées de façon spectaculaire. Lorsque la névrose est installée apparaissent des symptômes corporels affectant les fonctions de relation, en particulier l'activité nerveuse; les éventuels paralysies, cécité, mutisme, contractures, anesthésies n'ont aucun soubassement organique. Freud considère ces «symptômes de conversion» comme une expression symbolique de conflits psychiques: un mécanisme de défense assiège le corps pour soulager le psychisme.

Les symptômes observésles tableaux cliniquessont multiples et ils ont la caractéristique de suivre l'évolution des mœurs, de la société ou des progrès de la médecine. Cependant, le sujet hystérique ne simule pas volontairement ces symptômes, qui sont manifestement d'une origine psychologique inconsciente. La prise en charge des patients implique une action sur leur environnement et une psychothérapie.




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Date de création : 29/01/2005 * 19:09
Dernière modification : 14/03/2006 * 19:11
Catégorie : Psychologie
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