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Psychologie - 0.4-Nevrose0.2

 

Dans ce domaine de la pathologie mentale, comme dans les précédents, l'influence des éléments psychologiques se combine avec celle des éléments neurobiologiques (qui sont déterminants pour le développement des tableaux cliniques). Dans quelques troubles, comme la mélancolie, ce sont ces derniers éléments qui prévalent; dans d'autres, comme les dépressions névrotiques, ce sont les premiers qui jouent un rôle prépondérant.

Le symptôme cardinal d'un état dépressif est la tristesse qui caractérise l'humeur du malade. De même que l'anxiété, ce sentiment est connu de tous: chaque être humain a tendance à l'éprouver à la suite d'un événement de vie traumatisant. Lorsque l'état dépressif s'installe et devient maladie, cette disposition affective atteint un degré plus ou moins grave, et apparaissent alors d'autres symptômes qui handicapent le patient dans sa vie courante. On distingue divers types d'états dépressifs.

La dépression réactionnelle pure induit un état dépressif qui apparaît en réaction à un événement de vie traumatisant (deuil, échec, catastrophe, surmenage, mise à la retraite, etc.). Ce trouble présente de nombreux symptômes, d'intensité moyenne comparativement à ceux de la mélancolie, mais, le plus souvent, aucun élément délirant n'y est associé. On ne relève pas de signes indiquant une personnalité pathologique sous-jacente.

Un sentiment passager de tristesse qui pourrait être la résultante «normale» d'un événement traumatisant se distingue nettement d'un authentique état dépressif; dans ce dernier cas, en effet, les activités quotidiennes ne sont pas complètement entravées, l'appétit et le sommeil sont au moins partiellement conservés, et la durée de l'épisode est brève relativement à celle d'une maladie dépressive. Seuls les états dépressifs nécessitent un traitement.

La dépression névrotique, encore dénommée dépression réactionnelle sur personnalité pathologique, désigne, à son tour, une maladie dépressive apparue chez un individu particulièrement vulnérable, affecté d'une personnalité pathologique ou souffrant d'une névrose structurée. Cette décompensation peut survenir à la faveur d'un événement quelconque qui ne revêt pas forcément un caractère objectivement traumatisant: bien plus que son contenu, c'est la manière dont l'événement est vécu qui importe, autrement dit, c'est ce qu'il représente par rapport aux investissements affectifs du sujet qui est décisif.

Dans ces deux derniers types d'états dépressifs, que l'on pourrait qualifier de simples, le risque suicidaire est mineur, cependant il est parfois difficile à évaluer.

Ce trouble, qui répond aux critères des psychoses, représente la forme la plus grave de l'état dépressif; il comporte un risque suicidaire majeur. Lorqu'il alterne avec l'état maniaque, il constitue la psychose maniaco-dépressive.

L'individu atteint plonge en quelques jours dans un état de profonde tristesse, confinant parfois au délire, il éprouve alors le sentiment irrépressible d'être coupable d'un acte gravissime, d'être indigne de vivre ou d'avoir ruiné toute sa famille. Il demeure prostré et mutique, ressassant un objectif unique: mourir pour soulager une telle souffrance.

Actuellement, ce trouble se soigne bien, et il est même possible d'en prévenir l'apparition, comme celle de l'état maniaque.



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Date de création : 29/01/2005 * 19:11
Dernière modification : 29/01/2005 * 19:11
Catégorie : Psychologie
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