Enfin, de nombreuses affections somatiques (affections du corps, par opposition à la structure mentale, le psychisme d'un individu) peuvent entraîner des troubles mentaux.
Ainsi, des maladies cérébrales, comme un traumatisme crânien ou une tumeur, sont notamment susceptibles de se manifester par des symptômes psychiques. De même, des maladies de certaines glandes hormonales, comme la thyroïde, l'hypophyse, la surrénale, ou encore un excès d'urée, une syphilis peuvent induire dans le courant de leur évolution des troubles mentaux.
Les manifestations liées à la grossesse, plus précisément à la période suivant immédiatement l'accouchement (post-partum), représentent un cas particulier. Le «post-partum blues» est fréquent et correspond à une tendance dépressive observée au troisième jour après l'accouchement. La psychose dite puerpérale (relative aux suites de couche), qui peut être précédée du «post-partum blues», correspond, dans sa forme typique, à un état de confusion marqué par des idées délirantes centrées sur l'enfant: la patiente peut nier la naissance ou bien craindre que le nourrisson soit en danger. Une humeur très oscillante accompagnée de dépression ou d'excitation complète ce tableau clinique. Le risque de suicide ou d'infanticide est majeur et, pour prévenir un tel drame, la mère doit être hospitalisée. À l'origine de ce trouble se trouvent les modifications hormonales de la période du post-partum ainsi qu'une pathologie préexistante de la personnalité de la mère.