Divers traitements sont envisagés en fonction du trouble mental considéré. Ils ne sont pas exclusifs et peuvent être associés les uns aux autres dans des combinaisons variées.
Les résultats obtenus à la fin du XXe siècle dans le domaine des neurosciences, en particulier dans la neuropsychopharmacologie, la biochimie et l'imagerie du cerveau, ont permis des progrès considérables dans la compréhension et, par conséquent, dans le traitement chimique des troubles mentaux.
Ainsi, on dispose aujourd'hui de grandes familles de médicaments dits psychotropes (c'est-à-dire qui agissent sur le psychisme) pour soigner tel ou tel symptôme ou syndrome: les anxiolytiques ou tranquillisants pour les états anxieux, les hypnotiques pour les troubles du sommeil, les antidépresseurs ou thymoanaleptiques pour les états dépressifs, les régulateurs de l'humeur ou normothymiques pour la prévention des états mélancoliques et maniaques, enfin les antipsychotiques ou neuroleptiques pour traiter les délires, hallucinations, états d'agitation des malades psychotiques.
L'activité psychique ne tient pas seulement au cerveau et à sa grande complexité biologique, elle procède aussi de l'apprentissage et de la maturation qui reposent sur la vie relationnelle. Des facteurs de type psychopathologique qui peuvent intervenir dans les échanges de l'enfant avec sa mère et, par la suite, avec autrui, doivent être pris en compte dans le traitement de la névrose. Les psychothérapies, qui répondent à ce besoin, passent par la parole et l'écoute du patient. Il en existe deux types, individuelles et de groupe; nombre d'entre elles s'inspirent des théories psychanalytiques. D'autres, dénommées thérapies comportementales, postulent que le symptôme à traiter est le résultat d'une erreur d'apprentissage, et s'attachent à reconditionner certains comportements. Enfin, lorsque le sujet se trouve dans un état de souffrance persistant du fait d'un conflit qui l'agite et qu'il ne parvient pas à surmonter, la cure psychanalytique constitue, si tant est qu'il en ait le désir et qu'il en fasse la demande, le moyen type de se soigner.