Centraliser les ressources du web afin d'éviter des heures de recherche sur Internet.  :   

Educabilite Cognitive - Integration scolaire







Les dispositifs d'aides aux enfants en difficulté et l'intégration scolaire des handicapés

Le tableau ci-dessous présente les principaux dispositifs d'aide aux enfants et adolescents en difficulté à l'école, et d'intégration des handicapés dans le 1° et 2° degré.

PlanStructureAccueil.gif

PlanStructureAccueil2.gif

Pincipaux sigles utilisés
AIS Adaptation et Intégration Scolaires
CAMSP Centre d'action médico-sociale précoce
CAPSAIS Certificat d'aptitude aux actions pédagogiques spécialisées depuis 1987 Options : A, B,C,D,E,F,G. (ex - CAEI )
CAT Centre d'aide par le travail
CCPE Commission de circonscription préélémentaire et élémentaire
CCSD Commission de circonscription du second degré
CDES Commission départementale d'éducation spéciale
CLIS Classe d'intégration scolaire
CMPP Centre médico-psycho-pédagogique
CNED Centre national d'enseignement à distance (ex CNEC,ex CNTE)
CNEFASES Centre national d'études et de formation pour l'adaptation scolaire et l'éducation spécialisée (Beaumont-sur-Oise)
CNEFEI Centre national d'enseignement et de formation pour l'enfance inadaptée (Suresnes)
COTOREP Commission technique d'orientation et de reclassement professionnel
DV Déficient visuel
HA Handicapé auditif
HM Handicapé mental
HV Handicapé visuel
EAP Ecole autonome de perfectionnement
EPA Ecole de plein air
EREA Etablissement régional d'enseignement adapté (ex ENP)
ERPD Etablissement régional du premier degré
GAPP Groupe d'aide psycho-pédagogique (remplacé par RASED)
IME Institut médico-éducatif
IMP Institut médico-pédagogique
IMPro Institut médico-professionnel
MECS Maison d'enfants à caractère sanitaire
MECSo Maison d'enfants à caractère social
RASED Réseau d'aide spécialisée aux élèves en difficulté ou (RAS)
SEGPA Section d'enseignement général et professionnel adapté
SES Section d'éducation spécialisée (se transforme en SEGPA)
SESSAD Service d'éducation spéciale et de soins à domicile
UPI Unité pédagogique d'intégration

Les questions relatives à la lutte contre les difficultés et les échecs scolaires, comme celles relatives à l'intégration des enfants et adolescents handicapés (1, 2, 3, 4, 5) renvoient à une réflexion d'ensemble sur les problèmes économiques, sociaux, culturels, psychologiques et pédagogiques. C'est en effet dans ce secteur "sensible" que se manifestent de la manière la plus aiguë les contradictions sociales, les effets des choix politiques, les idéologies à l'œuvre sur les questions du handicap, du normal et du pathologique, et d'une manière plus générale des écarts à la norme et de leur traitement (6, 7).

Les structures et les fonctions actuelles du secteur de l'A.I.S sont à la fois héritières d'une longue histoire et déterminées par l'ensemble des mesures décidées depuis 1975 (loi en faveur des personnes handicapées).

La loi d'orientation qui préconise la mise en place des cycles à l'école primaire place l'enfant au centre du système éducatif. Dans cette perspective est affirmée fortement la responsabilité première des enseignants de l'école et celle de l'enseignant de la classe quelles que soient les difficultés de l'enfant. Ainsi les enseignants spécialisés peuvent intervenir si la réponse pédagogique ne paraît pas adéquate ou suffisante, mais toujours en concertation avec le maître de la classe - et en accord avec les parents (8) (9).

La demande d'aide, le projet d'intervention et son arrêt font l'objet d'une concertation et d'une décision collective. C'est la mise en place des RASED (Réseaux d'Aides Spécialisées aux Elèves en Difficulté). Ces aides sont décidées par l'équipe pédagogique et ne nécessitent pas la saisine des commissions spécialisées. Les membres du RASED décident des modalités de l'aide spécialisée (10) :

  • des entretiens et un suivi psychologique (11),
  • ou une aide à dominante rééducative (12,13,14),
  • ou une aide à dominante pédagogique (15,16).

Dans le secondaire, la circulaire du 27 juin 1996 précise que les S.E.G.P.A (Section d'Enseignement Général et Professionnel Adaptés) s'inscrivent dans le cadre des enseignements du second degré ; c'est-à-dire qu'elles sont une des orientations possibles du collège et ont pour fonction d'assurer une formation adaptée et de permettre une bonne insertion professionnelle et sociale pour des adolescents, certes en grandes difficultés scolaires, mais qui restent dans le champ de la normalité (17). Cette circulaire incite d'ailleurs à organiser au maximum des échanges, des activités communes entre élèves du collège et des S.E.G.P.A, l'intervention des professeurs de collège dans les S.E.G.P.A.

En ce qui concerne l'intégration des enfants et adolescents handicapés sont créées les Classes d'Intégration Scolaire (CLIS1 pour les handicapés mentaux, CLIS2 pour les handicapés auditifs, CLIS3 pour les handicapés visuels, CLIS4 pour les handicapés moteurs.). Les classes de perfectionnement créées en 1909 pour les enfants "débiles légers" disparaissent. En effet, la population de ces classes pose de plus en plus problème : c'est une catégorie qui n'est pas reconnue par l'Office Mondial de la Santé, pas plus d'ailleurs que par les chercheurs en psychologie.

Les travaux de ces dernières années tendraient à montrer que ces élèves en décalage par rapport à la norme en ce qui concerne l'efficience intellectuelle et l'efficacité scolaire ne manquent pas des outils nécessaires, mais présentent plutôt des difficultés à les mobiliser efficacement en situation spontanée. D'où toute l'importance donnée actuellement aux recherches sur les médiations d'apprentissage, le rapport au savoir, le sens du rapport à l'école, etc.

Les C.L.I.S ne devraient accueillir que des enfants reconnus "handicapés" par les commissions spécialisées. Difficulté là encore, puisque l'arrêté du 9 janvier 1989 présentant la nouvelle nomenclature sur les déficiences, incapacités et désavantages ne définit pas le handicap. Ce qui est intéressant puisqu'il est marqué ainsi que le handicap est une notion relative. En effet, à partir des mêmes déficiences et incapacités, le degré de handicap peut être extrêmement variable selon la situation personnelle du sujet, les aides apportées par l'entourage, les mesures sociales, l'aménagement du milieu. Mais ce qui rend problématique l'orientation des enfants.

Toujours en ce qui concerne l'intégration des handicapés la "nouvelle annexe 24" (décret du 27 octobre 1989) confie aux établissements spécialisés une mission d'intégration. Les SESSAD (Service d'Education Spéciale et de Soins à Domicile) devraient faciliter cette intégration.

Des questions qui nous concernent tous

La notion de "personne handicapée": est-il légitime, opérant, de parler de handicap en général ou faut-il plutôt différencier des handicaps? Comment établir ces classifications ? Il ne s'agit pas seulement d'un problème théorique, car ces classifications ont des effets dans l'organisation de l'accueil, des pratiques institutionnelles de soin, d'aide et d'éducation. Elles intéressent le sort des individus. Le handicap n'est pas un état, il est à penser comme un rapport entre l'individu et son milieu. Désigner une personne comme "handicapée" n'est-ce pas courir le risque de la réduire à son manque et la nier comme sujet ?

On pourrait poser les mêmes questions pour les enfants "en difficulté", en "échec" pour lesquels, à vouloir cerner les déficits, déficiences, insuffisances, nous cessons de penser leurs difficultés en terme de rapports : rapport à l'école - rapport au savoir, - et par là nous oublions (ou évitons) de nous interroger sur l'organisation des divers dispositifs d'aide, nos représentations et nos pratiques. La réflexion sur les mesures d'accueil et d'aide destinées à favoriser les apprentissages et l'insertion sociale risque d'être sans effet dans le réel si ne sont pas examinés en même temps l'ensemble des pratiques éducatives, les conditions économiques et sociales, les rapports sociaux, qui ont des effets négatifs pour tant d'enfants.

Les questions posées par l'éducation des enfants handicapés et des enfants en échec scolaire ne sont pas les mêmes. Mais elles ont ceci en commun : agir comme révélateur des enjeux fondamentaux des pratiques sociales et de leurs effets sur le fonctionnement des institutions, et la vie des personnes.

Les dispositifs d'aides aux enfants en difficulté et l'intégration scolaire des handicapés

Dispositifs d'aide

a) Premier degré
En concertation avec les enseignants et les familles, les membres du RASED déterminent la ou les formes d'aide appropriées aux difficultés repérées et analysées (suivi psychologique, aide à dominante pédagogique, aide à dominante rééducative). Ils élaborent un projet d'aide et un calendrier de rencontres avec les différents partenaires pour suivre l'évolution des enfants.

b) Second degré
Les adolescents en grande difficulté scolaire sont orienté par la C.C.S.D. soit en SEGPA de collège, soit en EREA.

Dispositifs d'intégration des enfants et adolescents handicapés

Les parents, les enseignants, les personnels des structures et établissements spécialisés peuvent saisir les commissions spécialisées (C.C.P.E. pour le 1° degré, C.C.S.D. pour le 2° degré en vue d'une intégration totale ou partielle à l'école ou au collège des enfants ou adolescents handicapés. Ces intégrations peuvent être individuelles dans une classe "ordinaire" ou collectives (CLIS dans le 1° degré, UPI dans le 2° degré). Des contrats d'intégration sont établis par les différents partenaires concernés.
Si une prise en charge financière est nécessaire, les cas sont examinés par la C.D.E.S.


Date de création : 01/02/2005 * 23:28
Dernière modification : 14/03/2006 * 19:06
Catégorie : Educabilite Cognitive
Page lue 915 fois


Prévisualiser la page Prévisualiser la page     Imprimer la page Imprimer la page

 
Réactions à cet article


Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !